« 5 à 10 % des jeunes Européens qui écoutent la musique de façon amplifiée risquent une perte d’audition permanente s’ils conservent cette pratique plus de cinq ans » : voici la conclusion d’une étude réalisée par le Comité scientifique des risques sanitaires émergeants et nouveaux et commandée par l’Union européenne.
Un phénomène en constante progression puisque le pourcentage de jeunes écoutant de la musique amplifiée a triplé depuis les années 1980, représentant aujourd’hui près de 20 % de cette population. D’où le thème de la Journée nationale de l’audition 2010 organisée partout en France le 11 mars : « Baladeurs, quels risques pour l’audition ? ».
En France, le seuil des baladeurs est fixé à 100 dB alors que la loi fixe un seuil de 80 dB pour la protection des travailleurs exposés excessivement au bruit. Le risque de dommage auditif, irréversible dans le cas de traumatisme sonore, dépend à la fois du volume d’écoute, de la durée d’exposition à la musique et de l’âge. Il survient sur une courte durée d’exposition lorsque le seuil atteint 110 à 120 dB. Mais il peut également se produire sur une longue période d’écoute à partir de 80 dB (écoute quotidienne).