Les femmes françaises sont encore loin derrière les hommes en terme de rémunérations. L’écart moyen de revenus entre hommes et femmes s’élève à 23% en 2006 pour les emplois à temps plein. Et plus on s’élève dans la hiérarchie des salaires, plus l’inégalité entre hommes et femmes est forte. L’écart va de 6% chez les employés à 30% chez les cadres supérieurs.
Une étude de l’observatoire des salaires montre que la France aurait un retard considérable pour les postes équivalents à forte responsabilité. Les directrices françaises des RH ou des services informatiques connaissent un écart de 8% par rapport à leurs homologues masculins. Seul domaine où les femmes françaises gagnent davantage que les hommes : la communication. Mais l’écart n’est que de 2% en leur faveur et elles sont majoritaires.

Le temps partiel subi
Parallèlement à ces écarts, les offres d’emploi à temps partiel se sont multipliées et sont beaucoup plus souvent destinées aux femmes qu’aux hommes. Au total, un tiers des femmes travaillent à temps partiel. Plus du quart des femmes à temps partiel souhaiteraient travailler davantage pour augmenter leurs revenus mais les employeurs ne l’acceptent pas toujours.
Ce temps partiel subi concerne surtout des femmes peu diplômées et qui appartiennent aux catégories employés et ouvriers. Si l’on compare les chiffres sur les écarts de salaires tous temps de travail confondus, ils passent alors de 23% à 37% puisque les femmes travaillent beaucoup plus souvent à temps partiel que les hommes.
A la 3ème place derrière la Belgique et la Pologne, la France n’est pourtant pas le pays européen le plus mal placé en général. C’est en Belgique que les écarts sont les plus réduits (15.5%) et en Autriche que les écarts sont les plus forts (51%). Seul espoir à l’horizon, ces inégalités semblent moins marquées dans les jeunes générations.