Le médiateur du crédit a vite trouvé sa place auprès des petites entreprises. C’est ce qui apparaît dans le premier compte rendu d’activité de la médiation du crédit.
Selon un communiqué, « depuis le lancement du dispositif, le 27 octobre 2008, 2908 entreprises ont saisi le médiateur du crédit et 952 dossiers ont été clôturés dans 65% des cas positivement ». Le dispositif intéresse en priorité les structures de moins de 50 salariés. 3% seulement ont plus de 250 salariés. Les demandes proviennent principalement des secteurs des services (39%), du commerce (25%), du BTP (19%) et de l’industrie (14%). C’est dans ce dernier secteur que se concentrent les plus gros dossiers.

Ce dispositif est destiné aux entreprises confrontées à un problème de financement et qui n’ont pu trouver de solution avec leurs banques. Une fois saisi, le médiateur du crédit transfère la demande auprès de la ou des banque(s) concernée(s). Celles-ci ont alors 5 jours pour revenir vers l’entreprise, soit en motivant leur position, soit en la modifiant.
Ce délai peut être porté à 10 jours si des solutions peuvent être explorées entre l’établissement bancaire et Oséo, la banque publique des PME. En cas d’absence de réponse ou en cas de refus de modification de leur position, le médiateur départemental intervient alors. En cas d’échec, reste un ultime recours : le médiateur national, René Ricol.
« Pour l’instant, toutes les banques jouent le jeu, sans exception » a affirmé M. Ricol, joint par l’AFP. Selon lui, le plan français d’aide aux banques « nous donne la faculté de négocier car les mises de fonds sont progressives ».