En 2009, les patients qui consulteront un spécialiste sans passer par leur médecin traitant ne seraient plus remboursés qu’à 30 %. Cette mesure fait partie du plan annoncé par le gouvernement pour diminuer le déficit de l’assurance maladie.
En 2009, les malades qui ne respecteront pas le parcours de soins coordonnés ne devraient plus être remboursés qu’à hauteur de 30 % par l’assurance maladie obligatoire. Actuellement, cette prise en charge est de 50 % hors parcours et de 70 % dans le parcours.
Instauré en 2004, le parcours de soins incite les assurés sociaux à confier à leur médecin traitant – souvent un généraliste – le soin de les orienter vers un spécialiste. S’ils ne suivent pas ce parcours, ils sont moins bien remboursés par la Sécurité sociale et peuvent subir des dépassements d’honoraires, même en secteur 1. Toutefois, les gynécologues et les ophtalmologues restent en accès direct, ainsi que les psychiatres et les neuropsychiatres pour les jeunes de 16 à 25 ans.
L’accès direct au spécialiste a baissé de 12,5 % sur deux ans
Même si les résultats ne sont pas spectaculaires, les patients ont tout de même modifié leur comportement : entre 2004 et 2006, la proportion d’assurés sociaux qui a consulté un spécialiste en accès direct est passée de 32 % à 28 %,
Ce nouveau durcissement des déremboursements ne peut qu’inciter les patients à choisir un médecin traitant et à le consulter pour leur orientation.