La même remarque revient souvent depuis une dizaine d’année, la France compte parmi les pays dont la hausse du coût de travail est une des plus importantes de l’Union européenne. Une étude, réalisée par le Centre d’observation économique Rexecode en juin 2007, montre que l’inflation salariale a atteint 3,8% dans l’Hexagone alors qu’elle a connu une moyenne de 2,2% sur la zone euro, entre le premier trimestre 2006 et le premier trimestre 2007. L’ensemble des 27 pays de l’Union européenne affiche une moyenne de 3,7%, soulignant ainsi le taux élevé de notre pays.

Ce coût élevé du travail est la conséquence de la hausse des salaires ainsi que de celle des charges annexes (3,8% dans les deux cas). Les résultats de cette enquête en France ont fait l’objet d’une comparaison avec l’Allemagne. « Avec une hausse de son coût horaire de 0,1% seulement sur la même période, l’économie allemande continue d’améliorer sa compétitivité-coût par rapport à ses partenaires européens et plus encore par rapport à l’économie française ».
La loi sur les 35 heures de travail hebdomadaires apparaît comme une des origines de l’augmentation du coût du travail en France. On s’aperçoit qu’au premier trimestre 2007, le coût d’une heure de travail s’élevait à 31,5 € alors qu’elle est en moyenne pour les pays de la zone euro de 26 €.
Tant du point de vue des employeurs que des salariés, la maîtrise des coûts du travail ne peut se faire que par la réduction des charges annexes au salaire. Les chiffres de la dernière enquête réalisée par Eurostat sur les coûts de main d’œuvre en témoignent. Les employeurs français sont assujettis à 49,5% de charges tandis que le taux moyen sur l’ensemble de l’Union européenne s’élève à 37,8%.